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Fabienne BONNET Diététicienne Nutritionniste

 

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Cholestérol et diabète : 12 œufs par semaine ne modifient pas le profil des lipides sanguins.

Une consommation élevée d’œufs ne modifie pas les lipides sanguins chez des personnes ayant un diabète de type 2. Les œufs offrent par ailleurs un effet satiétant, souhaitable dans une perspective de contrôle pondéral.

Fuller N.R., Caterson I.D., Sainsbury A et col (2015) The effect of high-egg diet on cardiovascular risk factors in people with type 2 diabetes: the Diabetes and Egg (DIABEGG) study-a 3-mo randomized controlled trial, American  Journal of Clinical Nutrition; 101:705-13


Les idées reçues ou datées ont la vie dure. En prévention des complications cardiovasculaires possibles, et à cause de leur richesse en cholestérol, les œufs font encore parfois l’objet de conseils de restriction chez les patients diabétiques. Pourtant, d’après cette étude, restreindre sa consommation d’œufs n’aurait aucun effet sur le cholestérol sanguin.

Il s’agit d’une étude prospective, contrôlée et randomisée australienne conduite durant 3 mois auprès de 140 patients en pré diabète ou déjà atteints de diabète de type 2 avec un IMC <25kg.m-2.

Un groupe consommait 2 œufs par jour au petit déjeuner 6 jours par semaine, soit 12 œufs par semaine. L’autre groupe consommait moins de 2 œufs par semaine. L’apport protéique était identique, la différence étant compensée dans le deuxième groupe par une quantité adéquate de viande, poulet, poisson, laitages maigres ou protéines végétales consommée également au petit déjeuner.

Des conseils alimentaires étaient donnés aux participants pour limiter la consommation d’acides gras saturés et privilégier l’apport d’acides gras monoinsaturés (AGMI) et polyinsaturés (AGPI). Il était recommandé de garder le même apport énergétique et la même activité physique.

A l’issue des 3 mois d’intervention, le niveau de cholestérol HDL était identique dans les 2 groupes (différence non significative : +0.02mmol/L IC 95%: -0,03, 0,08 mmol/L ; P=0,38). Il n’a pas été retrouvé d’écarts non plus dans la mesure du cholestérol total, du cholestérol LDL, ni dans les triglycérides. Le poids des participants n’avait pas varié (ce qui exclut toute influence du métabolisme du tissu adipeux).

La satiété était par contre plus importante chez les mangeurs d’œufs après le petit déjeuner.

La teneur en cholestérol de l’œuf ne devrait donc pas être un frein à sa consommation, y compris chez les personnes diabétiques de type 2 en surpoids.