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Fabienne BONNET Diététicienne Nutritionniste

 

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L’ostéoporose serait liée au stade de développement d’un pays

L’incidence de la fracture ostéoporotique suivrait une évolution séculaire liée au niveau de développement industriel des pays. Le développement s’accompagne en effet d’une urbanisation et de modifications du mode de vie, notamment la sédentarisation, mais aussi d’une augmentation des conditions de soin et de la prévention. Pour ces raisons, le développement industriel d’un pays entraînerait une première phase de hausse importante des fractures liées à l’ostéoporose suivie d’une seconde phase de stagnation, voire de baisse.

Ballane G., Cauley J.A., Luckey M. M. et col. (2014) Secular trends in Hip Fractures Worldwide: Opposing trends East Versus West ; Journal of Bone and Mineral Research, 29(8):1745-1755


Une fracture du col du fémur ostéoporotique n’est pas un événement anodin. Environ 35% d’entre elles entraînent une dépendance et 20 à 40% des personnes atteintes décèdent dans l’année qui suit.


En passant en revue 60 études publiées entre janvier 1966 et octobre 2013, cet article analyse l’incidence de la fracture du col du fémur et les différences de mode de vie des patients à travers le monde.


Les études montrent que deux périodes se sont succédées en Amérique du Nord, en Europe du Nord, en Océanie et dans certains pays asiatiques développés (Hong Kong et Taïwan). Tout d’abord,  une première période a débuté avec le développement industriel pendant laquelle on observe une augmentation de la fréquence des fractures ajustée sur l’âge. Ensuite, une seconde période s’est enclenchée et depuis la fréquence des fractures montre qu’elle a atteint un plateau, voire se met à décroître légèrement.


A l’inverse, même si les données sont relativement rares pour l’Asie (hors Taïwan et Hong Kong) et l’Amérique du Sud, on y note une augmentation continue du taux de fractures du col du fémur. Les projections estiment qu’en 2050 plus de 50% de ces fractures surviendront en Asie.


Pour les auteurs, l’impact de l’urbanisation est un facteur qui expliquerait ces évolutions. En effet, il existe une forte corrélation entre le taux de fractures et le taux d’urbanisation, qui augmente considérablement dans les pays en développement. Les auteurs supposent que les personnes âgées mènent une vie plus sédentaire à la ville que dans les zones rurales et qu’il y a davantage de sols durs sur lesquels les chutes sont dangereuses.

L’apport en vitamine D y est peut-être aussi inférieur. Par ailleurs, en ville, le niveau de vie est meilleur et l’accès au soin plus facile ce qui augmente l’espérance de vie des personnes les plus fragiles.


La tendance à la diminution des fractures dans les pays les plus développés pourrait s’expliquer en partie par l’utilisation de biphosphonates pour le traitement de l’ostéoporose à partir de 1996 et ainsi  que par l’arrivée des traitements hormonaux substitutifs chez les femmes à partir des années 2000. Cette explication n’est toutefois pas suffisante.


L’augmentation de l’IMC, associée à une augmentation de la densité osseuse, pourrait également expliquer en partie la tendance à la stabilisation puis à la baisse observées dans les pays développés. Enfin, des études suggèrent qu’une meilleure alimentation de la mère en cours de grossesse et de son enfant en début de vie, ce qui est le cas à partir d’un certain niveau de développement, contribuerait à une meilleure minéralisation osseuse à l’âge adulte.